Iron Man – Vichy : 30 Aout 2015

Petit retour sur Vichy
« après 8 mois d’attente, de préparation, il est temps…7h20…c’est parti! une natation dans la retenue d’eau de l’Allier (si si c’est une rivière)…une eau à 22,5°, un soleil qui, doucement, pointe le bout du nez…je suis bien. Je pars derrière la cohue, pas de risques sur une épreuve qui n’est pas mon point fort. Puis les proos de Damiens me reviennent en tête « travaille ta glisse…allonge les bras…tire sur les bras ». Mince: ça marche! Pour le coup, je remonte la masse, rattrappe les membres de la vague précédente…je me sens bien et j’avance. Faudra que je pense à remercier le coach. Première sortie, à l’australienne, et hop! c’est reparti pour un tour…le léger courant de la retenue pèse en fin de tour, les derniers mètres sont à contre courant. Bon rien de grave.
Sortie. Direction la zone de sacs avant la tente de changement, puis vers le vélo…ça prends du temps, les distances d’une zone à l’autre me semblent longues (ils ont du trop fréquenter M. Cadbury!). je saisi Pégase, sors du parc à vélo, et c’est parti…pour 200m car patatras: crevaison! stress, stress, stress…je mets du temps à changer la chambre à air…et tous ces concurrents qui passent … ça ne me rassure pas, je fini par me dire que c’est peut être un mal pour un bien…ceci étant je n’arive pas à gonfler suffisamment…j’avise des spectateurs et leur demande une pompe pour le vélo, ça traine mais on fini par m’en fournir une à l’abri des regards arbitraux…bon, ouf, un coup de « bar » et ça repart…pour 40 kms et rebelotte! je crève, je change, et surtout, en pleine pampa, je cherche quelqu’un qui peut me (re)fournir une pompe digne de ce nom….impossible de faire 140 kms sous gonflé…j’avance donc comme je peux, à travers les villages où finalement un fermier m’invite dans sa ferme (!), démonte le manomètre de son compresseur et me remonte le moral…Ouf! ça redémarre…Le moral est au plus bas: sur mon point fort je viens définitivement de perdre mes illusions « d’un bon temps » (12h, c’était bien)…je décide donc que reste mon objectif n°1: le finir, cet ironman.
J’enchaine alors les kms, avec l’envir de remonter tous ces mecs qui m’ont doublé, dépassé, par la force des choses. C’est bien simple: je ne me ferai plus doubler une seule fois sur ce satané parcours, malgré une chaleur suffocante (35° à l’ombre), 9 litre d’eau mini ingurgités…je fini comme une bombe (normal c’est une descente!). J’avais choisi cette épreuve parce qu’elle était sensée être sans dénivelé…j’en ris encore! non tout n’est pas plat à vichy! ajoutons ce vent (30km/h)….bref, voilà le parc à vélo.
Pégase est retourné au box, moi à la tente de changement…et hop petite foulée…60/70% du parcours est exposé en plein soleil…à certains endroits l’estimation est de 45° au sol…l’enfer…
je décide donc de vivre l’instant: premier tour sans marcher, mais en m’arretant à chaque ravito: pour boire, voire parfois manger, même si il n’y a plus grand chose qui veut entrer, après tout ce qui a déjà été avalé…et surtout de faire arroser (ahh, ces fabuleux tuyaux d’arrosage…).Mon estomac a décidé de ne pas faire la course.
Me voilà pourvu du chouchou rouge, symbole du premier tour. suivront le bleu, et enfin le jaune: celui qui dit « c’est le dernier tour, mon gars ». le vert est donné à 300 m de l’arrivée. Je profite de ces derniers moments, je crois que j’ai fait ce dernier tour tout sourire. a aucun moment je n’ai eu envie de courir pour la performance. cool, rester cool (le temps d’ailleurs s’en ressent, mais, à ce moment là, je m’en talque..terriblement!).
Je finis les 200 derniers mètres au sprint, je veux absolument entendre cette fichue annonce…et elle est venue: je check la main du speaker, qui hurle « eric, you are an .. » vous connaissez la suite.
il m’est difficile de revenir en si peu de mots sur tant de sensations. Ma satisfaction: je fais partie du club. Le mécontentement: le ranking, les scratchs…pfff…
Ma famille a été d’un tel soutien…depuis un an…voire même depuis l’origine (souvenez du film de Gamblin, « au bout de nos forces », à la sortie duquel mes gosses m’avaient chicané, style « et toi tu dis que tu fais du triathlon? non? lui il en fait, toi c’est pour rire… »). Je vous aime fort fort fort.
Mes amis, avant pendant et après, je ne vous citerez pas, vous êtes trop nombreux…mais je vous kif grave.


… hein? quoi? comment? le prochain?…attends je regarde les calendriers….CT1136_051123